Hier lors de la manifestation du soutien à la culture quelqu’un m’a fait une remarque à propos de mon affiche. Non, elle n’est pas vulgaire. Trash, oui, peut-être.

Mais si j’utilise souvent cette forme de communication utilisant la « langue des oiseaux » et l’humour grinçant, c’est pour chercher à interpeller le lecteur, pour l’amener à réfléchir.

J’ai pris beaucoup de plaisir à cette marche festive, mais je ne crois pas, malheureusement, qu’elle soit suivie d’effets.

Nous allons avoir droit à de beaux discours pour nous dire que nous avons été entendus et compris, que beaucoup a déjà été fait, que beaucoup ont déjà été aidés. Si nous rouspétons un peu plus, nous aurons alors quelques promesses, qui mettront beaucoup de temps à se mettre en place et qui ne concerneront qu’une petite minorité de ceux qui crèvent.

Ça, c’est de la vulgarité. Car oui, la façon dont les Français sont traités depuis mai 2017, par Emanuel Macron, par Édouard Philippe puis par Jean Castex, par Christophe Castaner puis par Gérald Darmanin et autres consorts, est vulgaire.

Car, lorsqu’ils nous font leurs beaux discours, alternant la fausse empathie, presque les larmes aux yeux devant le sort des Français, avec leurs visages de premiers de la classe sans arriver à masquer leur mépris de classe. Là aussi, ils sont vulgaires.

Jamais un gouvernement n’aura été aussi vulgaire dans sa façon de traiter les citoyens. Je suis certain que même Nicolas Sarkozy, que je ne porte pourtant pas dans mon cœur, n’aurait pas osé aller aussi loin dans la vulgarité.

Le traitement des gilets jaunes, des étudiants, des intermittents du spectacle, des non-essentiels, des commerçants, des chômeurs… La liste est tellement longue qu’il est plus simple de la faire par soustraction : le traitement des tous ceux qui ne sont pas nantis est vulgaire.

Les bien-pensants sont aussi vulgaires lorsqu’ils poussent un dessinateur de presse (Xavier Gorce) à la démission. Ils sont incapables d’avoir du recul face à un dessin et d’avoir une pensée nuancée et subtile.

Nous sommes gouvernés par la vulgarité !

Et pour compléter et terminer mon propos, entre d’autres temps nos représentants politiques auraient eu la décence et l’élégance de dissoudre faisant passer l’intérêt supérieur du pays devant leurs propres intérêts partisans.

Seule façon de réunir les Français face à la crise sans précédent que nous vivons.