Comme j’aimerais pouvoir enfin me réveiller de ce cauchemar.

L’écho se marre comme un cri maléfique et lugubre qui se moquerait de notre pauvre condition.

Con dit Sion. Nous sommes devenus des concitoyens de seconde zone, confinés, masqués, infantilisés, déresponsabilisés. Soumis (c’est bien le mot) au matraquage de la propagande institutionnelle. Et parfois aussi soumis aux matraques des forces de l’ordre qui appliquent cette violence définie comme (soi-disant) légitime afin de donner bonne conscience à ceux d’entre eux qui auraient (il y en a-t-il vraiment ?) quelques scrupules à user de la matraque et du LBD contre leurs concitoyens.

Cons citoyens réduits à appliquer à la lettre ce slogan (un slow gant c’est une main sur l’épaule et l’autre dans le gant) venu tout droit de mai 68 et décrivant le quotidien monotone, répétitif et sans issue des Parisiens : métro-boulot-dodo.

Dodo, un oiseau qui vivait sur l’île Maurice (salut !) et disparu depuis le XVIe siècle. De la même façon que notre humanité (celle qui fait de nous des êtres humains) est appelée à disparaître, car formatés, moulés (je ne suis pas forcément contre entrer dans le moule…), conditionnés (con dit Sion né) dès la naissance pour devenir de parfaits petits robots.

Mr Robot (série TV américaine) avec son héros Elliot Alderson, un hacker de génie, qui rencontre « Mr. Robot » un anarchiste du groupe de hackers « Fsociety » qui a pour objectif de rétablir l’équilibre de la société par la destruction des infrastructures des plus grosses banques et entreprises du monde.

Alors oui, transformons-nous tous en Mr Robot et anéantissons ce monde de profiteurs afin de pouvoir enfin nous réveiller dans l’amour.

Nous pourrons alors enfin nous occuper décemment les uns des autres.