J’avais déjà en partie abordé ce thème il y a quelques mois dans mon article intitulé « Covid » :

https://milhiet.com/2020/08/03/covid-2/

Je me demande si la paresse intellectuelle induite par les réseaux sociaux ne serait pas en train de tuer la réflexion et le bon sens.

Il est aujourd’hui devenu tellement simple (trop) de partager rapidement des contenus tiers en deux clics de souris, qu’il n’est plus nécessaire de réfléchir. D’autres le font à votre place. Certes, ce n’est pas nouveau, mais les médias modernes, l’internet et les réseaux sociaux ont accentué ce phénomène.

Je vois un contenu qui me plaît et qui va dans mon sens, et hop, je le partage sans faire l’effort d’en analyser réellement le contenu, sans en voir les éventuels sens multiples et travers possibles. De plus, cela flatte mon ego, en me donnant la fausse impression d’avoir été dans l’action alors que dans les faits, l’action concrète est absente.

Mais je vous rassure, ce travers n’est pas propre aux réseaux sociaux, cette paresse est également pratiquée par certains intellectuels qui confondent savoir et réflexion. Ils ne peuvent pas s’empêcher de citer sans arrêt tels ou tels auteurs ou philosophes sans rien faire de plus.

En fait ils nous servent une réflexion prête à mâcher afin de cacher leur propre indigence tout en cherchant à intimider ceux qui manquent de connaissances. Le manque de savoir n’est pas synonyme de bêtise, même si on vous le répète tous les jours. Mes plus grandes leçons de vie, je les ai reçues de mes grands-parents, des gens simples, avec parfois comme seul bagage le certificat d’études, mais avec un bon sens, une intelligence et un sens critique sans failles.

Si, bien entendu, la culture et la lecture sont d’éminents supports à la réflexion et qu’il est normal de s’en approprier des idées, et du coup de les citer, cela n’empêche pas de penser par soi-même. Et les partageurs ne font que cela. Partager et partager encore et encore sans jamais rien analyser, critiquer ou développer afin d’apporter quelque chose de nouveau.

Il y a également ceux qui sont toujours contre, ce qui leur donne le sentiment d’exister. Sauf que lorsqu’on leur demande de développer leurs arguments, ils sont inexistants, pauvres et deviennent même contradictoires quand on s’amuse à les pousser dans leurs retranchements. À ce titre, certains fils de commentaires de mes publications sont très révélateurs.

Enfin, il y a ceux qui, sous forme de sous-entendus, vous accusent de mentir ou de plagiat. Le sous-entendu n’est ni plus ni moins qu’une arme de manipulation destinée à semer le doute et utilisée par les lâches qui ont peur d’afficher clairement leurs fausses accusations.

Je m’efforce dans mes articles de créer du contenu, d’y développer mes idées, peut-être maladroitement. Si je le fais, c’est que j’ai le sentiment que nous devons écrire le mode d’emploi d’une nouvelle société.

Je ne suis pas un intellectuel, je suis un autodidacte. On a le droit de contester mes idées politiques, de ne pas aimer mes textes à nouvelles, de les trouver mauvaises, mais je pense avoir au moins le mérite de développer un contenu qui m’est propre.

P.S. Je n’hésite plus à supprimer ceux que Facebook appelle pompeusement mes « amis » et qui dépassent les limites de la bienséance dans leurs interventions sur mon mur.


Addendum du 7 décembre

En fait les manipulateurs comme Trump, par peur d’avouer qu’ils veulent détruire la démocratie pour instaurer une dictature économique utilisent le relativisme pour essayer d’arriver à leurs fins.

Sauf que lorsque l’on se prétend démocrate on se doit alors d’en accepter les règles de fonctionnement communément admises.

Ce qu’il se refuse à faire en contestant le processus électoral et se faisant cela signe sa duplicité.