Voilà un sujet hautement polémique sur lequel je ne me suis pas encore exprimé et qui va certainement m’attirer les foudres de certains ou de certaines et peut-être aussi des bannissements comme ami Facebook (c’est la forme moderne du pestiféré).

En préambule, je voudrais dire que je n’ai pas attendu l’arrivée de l’écriture inclusive pour pratiquer le respect des femmes et d’une façon générale des différences. Je pense que c’est avant tout une histoire d’éducation et je remercie mes parents de m’avoir appris la beauté des autres et de l’altérité. Je pense qu’avoir vécu une partie de ma vie à l’étranger y est aussi pour quelque chose. Et vous dire aussi qu’il m’arrive en certaines occasions de la pratiquer (à l’oral comme à l’écrit), depuis très longtemps et bien avant qu’elle ne fasse son apparition sur la place publique.

Pour dire les choses le plus clairement et le plus franchement possible, ce qui me gène le plus dans cette histoire c’est l’intolérance qui règne en maître quel que soit le camp et comme je n’en ai pas, je vais me prendre des coups de chaque côté.

– Comment cela tu es contre l’utilisation de l’écriture inclusive ! Tu es un dictateur.
– Comme cela tu es pour l’obligation de l’écriture inclusive ! Tu es un dictateur.

– Non, relis bien ce que je viens d’écrire : j’ai dit que je n’ai pas de camp, et je vais t’expliquer pourquoi. Tout d’abord, car je considère que ce qui est essentiel dans la communication, c’est d’abord de se faire comprendre. Et quand on voit comment mes propos sont souvent déformés, ce n’est pas gagné, écriture inclusive ou pas.

Ensuite, car je pense (et je me trompe peut-être) que le respect des autres, je l’ai écrit plus faut, passe d’abord par l’éducation. On pourrait me rétorquer que forcer le respect via un changement de langue peut participer au processus. J’en conviens. L’hypocrisie existe aussi.

Je vais être trash et le dire clairement : de la même façon que si vous avez besoin d’une religion pour savoir ce qui est bien ou mal, car vous êtes trop con, si vous avez besoin de l’écriture inclusive pour respecter les autres, c’est que vous l’êtes aussi.

C’est aussi, car j’ai comme principe de refuser toute contrainte intellectuelle. Je deviens parano à chaque fois que l’on tente d’une façon ou d’une autre de m’imposer quelque chose. Mes références : ma vie, « 1984 », « Fahrenheit 451 », « Matin brun », « V pour Vendetta »…

Alors vous le faites comme vous le voulez, avec ou sans, je m’en moque éperdument, je ne vous jugerais pas pour son utilisation ou pas.

Par contre, si après m’avoir lu, vous me jugez dans un sens ou dans l’autre (pour ou anti), alors merci de me retirer de vos amis et de m’oublier le plus rapidement possible.