Le problème a été le manque de lits dans les hôpitaux, le manque de matériel, le manque de personnels, le manque de préparation, le manque de tests, le manque de masques, le manque de médicaments. Pratiquement rien n’a été fait depuis le mois de mars, sinon nous promettre des suppressions de lits supplémentaires. Les personnels soignants sont toujours aussi mal payés et en sous-effectifs.

Le problème c’est que les grandes surfaces, les multinationales, les riches et les puissants s’en sortiront toujours alors que les commerçants, les restaurateurs, les bars, les salles de sports, les discothèques… la liste est longue… sont appelés à disparaître. Faut-il le rappeler : la fortune des milliardaires a atteint des records avec la pandémie.

Le problème ce sont les étudiants, les précaires, les retraités, les petites gens qui glissent de plus en plus dans la misère.

Le problème c’est l’argent qui règne en maître dans le domaine de la santé ce qui entraîne des conflits d’intérêts et des discours contradictoires de la part même de ceux qui ont prêté le serment d’Hippocrate.

Le problème c’est que nous vivons depuis longtemps avec des hommes politiques décrédibilisés et qu’aujourd’hui, il en est de même pour les responsables santé qui s’écharpent en direct sur Beurk News.

Le problème c’est que nous sommes infantilisés et déresponsabilisés. On nous dit à quelle heure nous coucher, à quelle heure nous lever, où nous avons le droit d’aller, où ne pas aller, à combien, avec ou sans masque.

Le problème c’est un système politique qui est devenu l’esclave d’un système économique. Et à tel point devenu esclave qu’il en est réduit – sans même s’en cacher dans son discours – à nous demander de nous sacrifier pour sa survie et pour la gloire des quelques privilégiés qui en profitent.

Tant que vous n’aurez pas compris que le problème c’est le système, vous pourrez toujours vous plaindre autant que vous voulez, mais rien ne changera.