Les phares sont des tours de garde nocturnes qui protègent les marins des récifs dangereux, mais ils sont également chargés de les guider en leur donnant des points de repère.

Ils sont tous différents grâce à une signature unique composée de la couleur du signal lumineux, du nombre d’éclats et de leur périodicité.

Pour se repérer de nuit et dans l’espace, la présence de deux phares est nécessaire. Il suffit alors de faire une triangulation (il faut une boussole, une règle, un rapporteur).

Les Hommes sont des phares. Des êtres de lumière, eux aussi tous différents.

L’homme s’il est seul, ne peut pas se définir et reste alors dans les ténèbres. Les autres lumières, les autres phares, me permettent de me définir et de me situer par rapport aux autres. Et moi-même je suis un point de repère pour eux. C’est ce que l’on appelle l’intersubjectivité. Seul rien n’est possible…

Il faut être trois pour réaliser correctement cette triangulation et pour se définir correctement. À deux, l’on risque de ne voir que les similitudes ou les contraires. À deux les différences risquent d’opposer. À trois l’échange devient plus riche et la bipolarité apparente du monde fait place à la richesse de la multitude.

Au fil du temps et des rencontres, en répétant cette triangulation au hasard des rencontres, nous affinons notre connaissance de nous-mêmes et des autres, ce qui nous permet d’évoluer.

Soyez vos propres capitaines. Ne laissez pas les autres diriger votre navire et soyez vigilant. L’on trouve parfois sur nos routes des pirates qui allument des feux sur des grèves dangereuses dans l’unique but de vous y faire échouer. Il ne faut donc pas confondre la lumière avec la lumière !

Sans les autres, nous ne sommes rien. Soyez des phares bienveillants et protecteurs pour les autres.

Le 16 septembre 2020 (c) François Milhiet, tous droits réservés
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