Je suis moi-même. En tout cas j’essaie de l’être, de le devenir. Qui suis-je vraiment ? Comment accéder à cette connaissance fondamentale de soi-même ? VITRIOL.

Qui suis-je ? Si je suis les autres, si je vais au même endroit que les autres, je tombe alors dans le conformisme. Du coup je ne suis pas moi-même en suivant les autres. Donc il faut se suivre soi-même. Cela demande d’être à la fois devant et derrière soi. Il faut se dédoubler, ce qui quelque part demande de dissocier sa personne de son moi profond. Pas si bête.

Si je suis les autres – non plus du verbe suivre mais du verbe être – je ne suis pas moi-même. Je pense alors comme la majorité, je mange comme la majorité, je regarde la télé et le foot comme la majorité… Pour résumer, je moutonne.

Il faut sortir de la zone de confort, qui quand nous ne sommes pas différents des autres nous évite des différends.

Pour se découvrir, devenir soi-même, il faut cesser le « je suis » les autres (dans les deux sens). Pour se découvrir, il faut se mettre à nu, tomber tous les vêtements, mais aussi tomber l’égo.

Pour un être, il faut être et ne suivre que son chemin. Dans quel sens ? Peu importe, il faut avancer sous peine de tomber dans le non-sens. Avancer c’est donc donner du sens, dans toutes ses définitions.

Pour avancer, il ne faut pas douter. Ni redouter d’avancer sous peine de se retrouver enfermé dans une redoute. Mais peut-être faut-il passer par les ténèbres pour se retrouver, pour retrouver la lumière au fond de soi.

Avancer, c’est refuser d’être patient, car être un patient, c’est être malade. Et en même temps, être impatient c’est normal. Alors oui, quelque part peut-être sommes-nous des malades, des malades de la vie. La vie serait-elle une maladie ? Un paradoxe.

Faut-il avancer à l’endroit, ou à l’envers, envers et contre tous ? Faut-il avancer en ligne droite, de façon à se conformer au droit ? Et puis avancer pour se retrouver dans quel endroit ? Et puis avancer en vert et contre tous, ce n’est pas avancer en rouge et contre tous. Normal, on ne peut avancer qu’au vert, puisqu’au rouge c’est interdit. Et puis il n’est possible de passer que lorsque c’est ouvert, car si c’est fermé, ce n’est pas possible. Cela se complique, je fatigue, je pense que je vais me mettre au vert pour me reposer.

Et puis, pour bien avancer et loin, il faut se lever tôt. Se lever de bonne heure, permet le bonheur. Le bonheur permet d’être content sans payer comptant les faux bonheurs que nous propose la société.

Avancer tel un funambule sur la corde raide et sans filet. Un pas après l’autre. Après l’autre qui est passé avant moi, dans un défilé qui nous vient du passé et tend vers l’avenir.

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