Si certains prétendent que je prône la violence, car je me définis comme anarchiste, alors qu’ils savent parfaitement ce qu’est véritablement l’anarchie dans le sens premier du terme (https://fr.wikipedia.org/wiki/Anarchie), c’est pour entretenir volontairement la confusion dans l’esprit des gens.

Dévoyer et détourner le sens des mots est une des méthodes utilisées par les tenants de l’ordre établi par peur de perdre leurs privilèges. Ils utilisent les mêmes artifices de langage et leur doctrine sécuritaire pour asseoir encore plus leur pouvoir et pour justifier toujours plus de lois liberticides.

Je vous ferai simplement remarquer une seule chose. Les guerres, les épurations ethniques, les génocides, les écocides … n’ont jamais été perpétrés par ceux qui demandaient plus de liberté.

La sécurité n’est pas la première des libertés comme le prétendent certains.

À ce propos, je vous invite à lire cette interview de Robert Badinter publiée dans le Monde en janvier 2004 et qui est toujours autant d’actualité.

« Dans le discours politique actuel, le terme de sécurité est magnifié. On proclame que c’est la première des libertés. On entretient ainsi la confusion. Car ce qui est consacré dans la Déclaration des droits de l’homme, c’est la sûreté, c’est-à-dire l’assurance, pour le citoyen, que le pouvoir de l’État ne s’exercera pas sur lui de façon arbitraire et excessive. »…

https://www.lemonde.fr/societe/article/2004/01/27/robert-badinter-on-tombe-dans-la-repression-administree-et-on-ouvre-la-voie-a-tous-les-soupcons_350648_3224.html

(c) François Milhiet le dimanche 12 juillet 2020.
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