Il me semble, mais je peux me tromper, que nous sommes nombreux depuis longtemps à ne plus croire en la parole politique.

Ce que les évènements récents nous ont prouvé, à travers la crise du Covid (il paraît que l’on doit écrire la Covid… c’est grave ?), c’est que la parole des scientifiques (je précise qu’il s’agit de celle que dont on nous sert à la soupe du 20h00 et non pas de celle, feutrée, des laboratoires de recherche sérieux) n’échappait plus, hélas, à cette règle.

Elle est polluée elle aussi par les conflits d’intérêts, par les lobbies, par les médias à la recherche de sensationnel pour l’audimat, par des pseudo-experts autoproclamés à la recherche de reconnaissance et par les politiques.

Dans ce monde à l’agonie, où le salut ne peut venir que de scientifiques capables de nous sauver du réchauffement climatique, de la pollution, des pandémies, de la faim, des pénuries d’énergie, etc. ce n’est pas trop rassurant.

Alors, lorsque l’on n’est pas un scientifique, on se demande où l’on peut-on bien trouver une information fiable, compréhensible et de qualité, débarrassée des conflits égotiques et des conflits d’intérêts ? Car s’informer et disposer de sources fiables est un droit, me semble-t-il, élémentaire.

Ne pouvant pas y parvenir, le citoyen lambda (bien bêta en ce qui me concerne…) se retrouve donc dans l’incapacité de faire des choix et se retrouve à la merci de ceux qui nous gouvernent. Les esprits tortueux et les fous (tagada, tagada tsoin tsoin…) vous diront que c’est le piège parfait.

Il n’existe à ma connaissance qu’une seule solution : les découvertes scientifiques, quelles qu’elles soient, devraient être la propriété de tous et surtout pas de multinationales sans vergogne.

Il faut en finir avec les brevets pour en revenir à une recherche véritablement indépendante, soucieuse de l’humanité et de son avenir et non pas d’actionnaires sans scrupules capables de vous vendre des médicaments sans efficacité et/ou aux effets secondaires délétères (c.f. affaire du Mediator et autres).

Et à ceux qui me diront qu’il faut bien trouver de l’argent pour financer la recherche, je rétorquerais que le résultat est vraiment magnifique (faut-il préciser que c’est une antiphrase) : il suffit de regarder l’état du monde dans lequel nous vivons.

J’ai vraiment l’impression que les seules choses à avoir été financées jusqu’ici ce sont les bas instincts humains.

(c) François Milhiet le mardi 23 juin 2020.
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