On nous dit (et je le pense) que les policiers ne sont pas tous racistes, qu’ils ne sont pas tous violents et que le problème touche une minorité. J’acquiesce. Qu’il ne faut pas faire d’amalgames. J’acquiesce également.

Le problème c’est que depuis de trop nombreuses années, il y a eu un glissement sémantique. D’une police au service du peuple, on est passé à une police au service du pouvoir, puis au service d’UN pouvoir. Ce glissement s’est hélas traduit dans la réalité par un changement de la pratique policière mais aussi de celle de la justice. C’est en tout cas mon opinion (et que la modeste mienne).

Collectivement nous sommes donc tous responsables malgré les avertissements de ceux à qui on a reproché de voir le mal partout ou d’être de dangereux anarchistes. Vous vous rendez compte, ils seraient contre l’ordre établi !

Le problème est donc pour moi politique. Tant que nous laisserons le pouvoir économique gouverner, l’humain sera toujours au second plan.

Alors vous pouvez continuer de vous plaindre, mais tant que nous continuerons de voter pour un système capitaliste ne vous étonnez pas d’avoir à en subir les conséquences.

Seul un système où l’être humain serait au centre des choses, où l’éducation, l’écologie, la santé ne seraient pas des paroles creuses, pourra nous sauver.

À ceux qui ne seraient pas d’accord avec moi, je ne demanderais qu’une seule chose. Si je me trompe (avec tant d’autres), c’est de prendre en compte, à minima notre ressenti. Notre ressenti est une réalité qui ne pourra changer que si elle est prise en compte au lieu de la rejeter violemment sans discussion possible. Quand on n’a rien à se reprocher, c’est comme cela que l’on doit se comporter.

(c) François Milhiet le samedi 13 juin 2020.
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